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Musée Carnavalet : Jacques Villeglé et l’art urbain à l’affiche

Le Musée Carnavalet - Histoire de Paris, au 23 rue Madame de Sévigné, dans le 3e arrondissement, présente jusqu’au 14 février 2027 l’exposition « Paris à l’arraché. Jacques Villeglé et l’art urbain ». Elle marque le centenaire de la naissance de l’artiste, né à Quimper le 27 mars 1926 et mort à Paris le 6 juin 2022. Selon la Ville de Paris, le parcours réunit ses œuvres, des photographies, des archives sonores et des témoignages, dont beaucoup sont inédits.

Façade de l’hôtel de Madame de Sévigné, qui abrite le musée Carnavalet, à Paris
Photo : Agence de presse Meurisse. Agence photographique (commanditaire), Public domain, via Wikimedia Commons.

Arracher les affiches pour écrire l’histoire de la ville

Jacques Villeglé a fait de l’affiche lacérée son matériau principal. Selon la Ville de Paris, sa démarche consiste à prélever des affiches sur les murs urbains pour en tirer un langage visuel à la fois poétique et documentaire. Il se définissait lui-même comme un « historien releveur », c’est-à-dire un chroniqueur qui relève les traces du présent plutôt qu’il ne les invente.

Les affiches qu’il datait et localisait traduisent les contextes politiques, les luttes, les mobilisations et les élections locales et nationales. Chaque morceau devient ainsi un document sur l’humeur d’une époque, lisible aussi bien par l’historien que par le promeneur.

Pour Sortiraparis, il avait produit environ 4 500 décollages, qu’il appelait la « peau des murs ». Chacun porte le nom de la rue et la date du prélèvement, ce qui permet de reconstituer une géographie précise de la capitale. Il regroupait ces créations sous le titre « Lacéré anonyme », estimant que les véritables auteurs étaient les passants qui avaient, en premier, déchiré l’affiche.

Un parcours dans quatre quartiers de Paris

Selon la Ville de Paris, le parcours suit les quatre quartiers où Villeglé a collecté ses affiches : la Porte Maillot, Saint-Germain-des-Prés, Montparnasse et le Marais. Ce choix transforme l’exposition en balade mentale dans la ville, chaque quartier apportant son lot de mémoires et de couleurs murales.

Installé à Paris en 1950, il a utilisé la capitale comme un atelier à ciel ouvert pendant près de sept décennies. Son fils spirituel, l’art urbain contemporain, reprend aujourd’hui ce rapport à la rue, mais l’exposition rappelle que la démarche est bien plus ancienne.

Le Marais occupe donc une place dans ce parcours. Une toile prêtée par le Mucem de Marseille, recueillie rue de la Fontaine-au-Roi le 1er mai, figure parmi les pièces présentées, selon Sortiraparis. Pour un visiteur qui séjourne dans le quartier, c’est l’occasion de relier les pièces exposées aux rues qu’il arpente chaque jour.

Archives, photographies et sons d’époque

L’exposition ne se limite pas aux décollages. Elle associe les œuvres à des photographies de Brassaï, de Robert Doisneau et de Sabine Weiss, à des extraits de films et à des archives sonores, précise Sortiraparis. Ces images replacent les affiches dans le décor réel des rues parisiennes, du temps où elles se lisaient en passant.

Le fonds Villeglé apporte des carnets et des documents inédits, présentés pour la première fois. Ils permettent de suivre la méthode de l’artiste, sa manière de noter les dates et les lieux, et de mesurer le travail de classement qui accompagnait chaque prélèvement.

Sortiraparis rappelle aussi que la pièce intitulée « La Chienlit », arrachée rue des Francs-Bourgeois en juin 1968, fait partie de ces témoignages d’une époque agitée. Le titre, emprunté au vocabulaire de l’époque, résume à lui seul la tension politique de ce printemps parisien.

Un artiste au cœur du Nouveau Réalisme

En 1960, Villeglé a signé avec Yves Klein, Arman et Raymond Hains la déclaration fondatrice du Nouveau Réalisme, sous l’égide du critique Pierre Restany, indique Sortiraparis. Ce mouvement entendait saisir la réalité sociale et urbaine par des objets et des fragments trouvés, plutôt que par la peinture traditionnelle.

Il avait déjà posé sa première affiche avec Raymond Hains en 1949, près de La Coupole, à Montparnasse. Cette date fait de ce quartier l’un des points de départ de sa carrière, et explique la présence de Montparnasse dans le parcours de l’exposition.

Cette filiation explique la place de Villeglé dans l’histoire de l’art urbain, un courant qui regarde la rue comme une source de création. L’exposition invite à relire ce lien entre art, histoire et paysage urbain.

Visiter l’exposition dans le Marais

Le musée est ouvert du mardi au samedi, ainsi que le dimanche, de 10 heures à 18 heures, selon la Ville de Paris. Les billets s’achètent uniquement à l’avance, au plein tarif de 15 euros ou au tarif réduit de 13 euros. Sortiraparis conseille de prévoir au moins une heure et demie pour la visite, et signale des visites guidées le samedi à 10 heures.

Pour s’y rendre, les stations Saint-Paul (ligne 1) et Chemin Vert (ligne 8) sont les plus proches. Le musée se trouve à deux pas de la rue de Sévigné, dans le Haut-Marais, où l’on peut prolonger la visite par une promenade à pied dans les rues anciennes du quartier.

Sortiraparis signale par ailleurs que l’Orangerie du musée accueille des rencontres liées à l’exposition, dont une consacrée à l’art urbain le 4 décembre 2026 et une autre à Villeglé au travail le 12 novembre 2026.

Questions fréquentes

Où se tient l’exposition Villeglé à Paris ?

L’exposition « Paris à l’arraché » se tient au Musée Carnavalet - Histoire de Paris, au 23 rue Madame de Sévigné, dans le 3e arrondissement. Elle se déroule du 14 octobre 2026 au 14 février 2027.

Quels sont les horaires du Musée Carnavalet ?

Selon la Ville de Paris, le musée ouvre du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures. Les billets pour l’exposition sont à réserver à l’avance.

Comment se rendre au Musée Carnavalet ?

Les stations de métro Saint-Paul, sur la ligne 1, et Chemin Vert, sur la ligne 8, sont les plus proches. Sortiraparis conseille de prévoir au moins une heure et demie de visite.

Qui était Jacques Villeglé ?

Né à Quimper en 1926, Jacques Villeglé s’est installé à Paris en 1950. Il a arraché des affiches sur les murs de la ville et fait partie des signataires de la déclaration du Nouveau Réalisme en 1960.

Sources

Article rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources ci-dessus, puis contrôlé automatiquement. Comment ?